Tombolia : quand la passserelle devient dépotoir d’ordures !

À Tombolia, la situation observée au pied de la passerelle piétonne met en lumière une problématique récurrente liée à l’insalubrité urbaine. L’accès à l’ouvrage est largement obstrué par des déchets ménagers, composés notamment de sacs poubelles, de plastiques et de résidus divers, déposés directement sur les marches.

Conçue pour sécuriser la traversée des piétons, cette infrastructure voit ainsi sa fonctionnalité fortement compromise. Les usagers sont contraints de contourner les amas d’ordures ou, dans certains cas, d’abandonner la passerelle pour traverser l’autoroute, s’exposant à des risques accrus d’accidents.

Interrogés sur place, plusieurs riverains expriment leur préoccupation face à cette situation.

« L’accès devient de plus en plus difficile. Par moments, il est pratiquement impossible d’emprunter les escaliers à cause des ordures en bas du pied du pont. C’est juste une réalité qui traduit l’incivisme de la population et le bas niveau de vie dans une capitale… Il faut que l’État prenne vraiment ses responsabilités face à ces comportements inciviques», confie Amara camara, un usager.

Un autre habitant qui préfère l’anonymat souligne : « Cette passerelle devait améliorer la sécurité, mais avec ces déchets, elle perd toute son utilité. C’est vraiment déplorable. »

Ces observations traduisent un déficit de civisme dans l’usage des espaces publics. Le dépôt anarchique de déchets dans un lieu de passage stratégique illustre le non-respect des règles élémentaires de salubrité et de vie collective, avec des conséquences directes sur la sécurité et le cadre de vie.

Parallèlement, cette situation interpelle sur la gestion et le suivi des infrastructures publiques. La présence prolongée de déchets dans un espace aussi fréquenté soulève des interrogations quant à l’efficacité des dispositifs de collecte, de contrôle et d’entretien.

Dans ce contexte, la problématique apparaît comme le résultat d’une double insuffisance : d’une part, des comportements individuels inadaptés, et d’autre part, un encadrement institutionnel qui peine à assurer une réponse systématique et dissuasive face à ces pratiques.

Le cas de Tombolia met ainsi en évidence un enjeu plus large pour Conakry : celui de la gestion durable des déchets en milieu urbain. Il souligne la nécessité d’une action coordonnée, combinant renforcement des dispositifs publics et responsabilisation des citoyens.

Par ailleurs, la restauration de la salubrité dans ces espaces passe par une application rigoureuse des règles, une amélioration continue des services urbains et une adhésion effective des populations aux principes de civisme.

Gassime Fofana

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