La 18e édition des 72 Heures du Livre met en avant l’importance du livre et de la lecture en Guinée. Artistes et responsables publics appellent à un engagement collectif pour promouvoir le savoir.
Présent sur le site de l’événement: le lac « Gbasicolo », l’artiste Abraham Sonty, alias Koundouwaka, a insisté sur le rôle du savoir. « Cette exposition va au-delà de l’art. Elle met en lumière un élément essentiel : le savoir, et surtout la lecture. Parce que sans la connaissance, il n’y a pas de développement possible. Comme le dit un proverbe, celui qui détient le savoir a plus de valeur que celui qui mène des combats physiques. Le savoir est une richesse supérieure à tout. Et ce savoir passe forcément par la lecture. Sans lecture, il n’y a pas de compréhension, pas d’évolution, pas de vision », a affirmé l’artiste.
Il a également lancé un appel à la jeunesse.
« Mon message est simple : la lecture doit devenir une habitude, presque une discipline. La base de tout, c’est la connaissance. Je demande aux jeunes de se rapprocher des livres, de fréquenter les bibliothèques, de s’intéresser à leur culture et au monde », dit l’artiste croisé sur le site des 72h du livre.
De son côté, l’ancien ministre de la Fonction Publique a salué l’initiative et son impact.
« Je pense que c’est une très belle initiative. Nous en sommes déjà, je crois, à la 18e édition, et il faut adresser toutes nos félicitations à l’équipe d’organisation, notamment à Monsieur Sansy Kaba, ainsi qu’à tous ceux qui contribuent à la réussite de cet événement. Aujourd’hui, la Guinée est en train de prendre une place de plus en plus importante dans la sous-région en ce qui concerne la promotion de la lecture, du livre et de la littérature. Des participants viennent des quatre coins du continent pour découvrir non seulement la littérature guinéenne, mais aussi notre peuple, notre culture, notre cuisine et toute la richesse de notre identité » soutient Julien Yombouno, Écrivain et Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la Sierra Leone.
Poursuivant, il a insisté sur le rôle de la culture et de l’État. « I faut changer notre perception de la culture. On dit souvent que le livre ne rapporte pas. Le livre se vend, les œuvres culturelles se valorisent, et au-delà de l’aspect économique, la culture construit l’identité et le développement d’un pays.
Pour que la culture guinéenne s’épanouisse pleinement, il est essentiel que tout le monde s’implique. Mais surtout, l’État doit jouer un rôle central en investissant davantage dans ces initiatives. Il faut accompagner financièrement ce type d’événements, donner aux organisateurs les moyens nécessaires pour améliorer leur qualité et leur portée. C’est à ce prix que la Guinée pourra attirer encore plus de visiteurs, renforcer son rayonnement culturel et faire de ces rendez-vous de véritables références sur le continent>>
Gassime Fofana
