Le Conseil National de la Transition a adopté, ce mardi 14 avril 2026 au palais du peuple, Conakry, à l’unanimité, la loi portant organisation du secteur du tourisme en Guinée.
La loi adoptée vise à organiser l’ensemble des activités liées au tourisme. Elle encadre les différents acteurs du secteur, dont les agences de voyages, les établissements d’hébergement, les guides, les restaurateurs et les gestionnaires de sites.
Elle introduit des exigences en matière de qualité de service, prévoit des dispositions de protection des consommateurs et interdit certaines pratiques, dont le tourisme sexuel. Le texte prévoit également des mesures fiscales destinées à encourager l’investissement, ainsi qu’un délai de 24 mois accordé aux opérateurs en activité pour se conformer aux nouvelles règles.
Ce texte intervient dans un contexte où le pays dispose de ressources naturelles et culturelles variées notamment le Fouta Djallon, le Mont Nimba, les forêts de la Guinée forestière et le patrimoine mandingue, tout en enregistrant un niveau de fréquentation touristique limité.
Par cette réforme, la Guinée se dote d’un cadre juridique pour le développement de son secteur touristique.
Vers la création de quatre lycées spécialisés
La Guinée s’apprête à renforcer son dispositif de formation dans le secteur agricole à travers la création de quatre nouveaux lycées spécialisés. Le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté ce 14 avril, l’accord conclu avec la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), ouvrant ainsi la voie à la mise en œuvre de ce projet.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Simandou 2040, qui prévoit le développement de secteurs structurants, dont l’agriculture et la formation professionnelle.
Les établissements annoncés sont conçus pour intégrer à la fois des fonctions pédagogiques et des activités pratiques. Ils comprendront notamment des laboratoires spécialisés, des ateliers de machinisme agricole, ainsi que des unités de transformation de produits tels que le maïs, le riz et le soja. Des dispositifs liés à l’énergie et à la gestion des déchets, incluant le biogaz et le compostage, sont également prévus, de même que des installations dédiées à l’aviculture.
Dans certaines localités, notamment à Macenta, des filières spécifiques seront développées, incluant la pisciculture, la culture du café et la transformation du manioc, en lien avec les réalités économiques locales.
Les formations, selon les informations, seront organisées sur un cycle de trois ans et couvriront plusieurs domaines, dont les sciences agricoles, l’élevage, le machinisme, la transformation agroalimentaire et la pêcherie. L’objectif est de former des profils aptes à intervenir directement dans les différentes activités du secteur agricole.
Gassime Fofana
