La Guinée a officiellement lancé, ce vendredi 25 septembre, sa Semaine nationale de l’indépendance. La cérémonie, présidée par le Premier ministre Bah Oury, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des responsables d’institutions ainsi que des centaines de jeunes venus des quatre régions naturelles du pays.
Pour cette édition, les autorités placent la jeunesse au cœur des célébrations, avec un accent particulier sur l’engagement citoyen, la responsabilité et la construction de l’avenir national.
À quelques jours du 2 octobre, date anniversaire de l’indépendance de la Guinée, Bah Oury a établi un parallèle personnel avec l’âge de la République. Né en 1958, le chef du gouvernement dit partager avec le pays ses 68 années d’existence. « J’ai l’avantage sur beaucoup de personnes d’entre vous, j’ai 68 ans. Donc, je peux dire que j’ai l’âge de la Guinée. En fêtant l’anniversaire de la Guinée, je fête également mon anniversaire », a déclaré le Premier ministre.»
« Une volonté, une ambition de transformation »
Dans son discours, Bah Oury est également revenu sur la portée historique du 28 septembre 1958, date du référendum qui a précédé l’indépendance guinéenne. Pour le chef du gouvernement, cette période avait placé la Guinée sous le regard de la communauté internationale, en raison des aspirations exprimées par le pays.
« La Guinée du 28 septembre 1958, c’était une Guinée observée par le monde entier, qui projetait une volonté, une ambition de transformation, de liberté et de dignité », a-t-il rappelé.»
Le Premier ministre a ensuite évoqué la place occupée, selon lui, par la Guinée au cours des premières années qui ont suivi son accession à l’indépendance. Il cite notamment les domaines économique et politique ainsi que les innovations institutionnelles.
« L’autre idée qui rejoint celle de 1958, c’est que la Guinée, qui était une référence au début de l’indépendance. En toute modestie, avec ses réalisations au bout de ses trois années, sur le plan économique, sur le plan politique, sur le plan des innovations institutionnelles, la Guinée était aussi une référence », a-t-il déclaré.»
La responsabilité collective au cœur du message
Au-delà du rappel historique, Bah Oury a insisté sur une conception de la construction nationale fondée sur la responsabilité et la mobilisation des forces vives du pays.
Il estime que l’esprit de 1958 doit notamment renvoyer à la capacité d’un peuple à prendre en main son destin et à mobiliser ses énergies pour transformer le pays.
« Référence d’un pays, d’un peuple qui regarde l’avenir, qui se dit : “Je suis totalement responsable de ce qui m’arrive. Je vais changer en bien mon pays, et je vais puiser les forces en rassemblant l’ensemble des énergies créatrices que ce pays possède” », a-t-il ajouté.»
Gassime Fofana
