Malgré les politiques vantées depuis des lustres, le secteur de l’élevage reste déficitaire en Guinée. Aujourd’hui, plusieurs économistes estiment que ce secteur a besoin de plus d’attention afin de contribuer à la sécurité alimentaire dans le pays.
Ce samedi le 23 juin 2018, le président guinéen, Alpha Condé va lancer les journées nationales de concertation sur l’élevage à Labé. Des journées qui trouvent un secteur en déliquescence et qui reste confronté à beaucoup de défis pour son développement. « L’élevage est une activite du secteur primaire qui permet d’assurer la couverture alimentaire de la population. Mais dans la plupart des pays d’Afrique et le nôtre en particulier, il est faible en productivité. Cela est le fait que nous n’avons pas de politique moderne pour élever les animaux. Contrairement aux autres pays, la pratique est rudimentaire et les vaches ou moutons par exemple ne beneficient pas de ressources nécessaires à l’amélioration de leur état de santé et les animaux sont exposés à un environnement hostile. Ce qui fait que la chair des bêtes chez nous est pauvres en vitamines. Enfin, nous n’avons pas des industries pastorales», diagnostique Mouctar Baisé.
Pour cet économiste, la relance de ce secteur est lié au relèvement de plusieurs défis. «Le premier défi est de changer l’idée que l’élevage est une activité coutumière. Parce que chez nous, on a l’impression que c’est une seule une ethnie qui est spécialisée dans ce travail. Et pourtant, c’est un secteur économique réservé à tout le monde notamment ceux qui ont des compétences requises en la matière. En plus, il faut moderniser le secteur et pratiquer comme les autres pays le font en créant des moyens impératifs comme les industries pastorales, des banques d’élevage et des environnements propices afin que les éleveurs ne soient plus comme les nomades», propose-t-il.
Gassime Fofana