Signé par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget et le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, les autorités guinéennes ont conclu, ce mercredi, un accord de financement d’un montant de 300 millions d’euros.
Cette mobilisation financière s’inscrit dans le cadre des orientations du programme Simandou 2040, pour soutenir le développement des infrastructures structurantes du pays, notamment la construction de la route Labé-Tougué-Bafing. Le projet intègre également l’aménagement de la bretelle Banti-Koubia et la réalisation d’un pont sur le fleuve Bafing.
Réaction de la Ministre !
Pour Mariama Ciré Sylla, cette opération traduit la capacité de la Guinée à mobiliser des ressources importantes auprès de ses partenaires afin d’accompagner ses ambitions de développement.
« Cette opération constitue un signal fort adressé aux partenaires techniques et financiers, en témoignant de la crédibilité de la Guinée et de sa capacité à mobiliser des financements innovants pour accélérer son développement », a indiqué la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget.
Elle a également précisé la portée stratégique de cet engagement financier : « au-delà d’un financement, cette cérémonie d’aujourd’hui consacre une vision, celle d’une Guinée qui investit dans ses infrastructures, qui renforce sa compétitivité et qui améliore la qualité de vie pour ses populations et crée les conditions d’une croissance durable ».
Intervention du Ministre !
Prenant la parole à son tour, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Facinet Sylla, a mis l’accent sur la dimension opérationnelle de cet accord, qu’il présente comme une traduction concrète des orientations définies dans le programme Simandou 2040.
« Aujourd’hui, on n’est pas là seulement pour signer, c’est un symbole qu’on est en train de réaliser. Et c’est une matérialisation de la vision de son excellence, le président Mamadi Doumbouya, vision qui est clairement identifiée dans le programme Simandou 2040 », a-t-il déclaré.
Toutefois, au-delà de cet investissement majeur, la réalisation de cet axe rappelle les défis persistants du réseau de transport guinéen. Dans un contexte de forte croissance démographique et d’ambitions d’émergence économique, le développement des infrastructures routières doit s’accompagner d’une réflexion plus globale sur un système de transport intégré, combinant notamment les modes routier, ferroviaire et maritime. La mise en place d’un transport multimodal apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la mobilité des populations, réduire les coûts logistiques et soutenir durablement l’activité économique sur l’ensemble du territoire.
Gassime Fofana
