La Guinée tient, du 15 au 17 juillet à Conakry, sa toute première Conférence nationale des procureurs. Cette rencontre, consacrée au renforcement de la coordination du ministère public, à l’harmonisation des pratiques judiciaires et à l’amélioration de l’efficacité de la justice, a été officiellement lancée ce mercredi par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah.
Réunissant les procureurs généraux, procureurs de la République, procureurs spéciaux, juges de paix, représentants des parquets militaires et d’autres acteurs de la chaîne pénale, les travaux portent notamment sur la mise en œuvre des orientations de la politique pénale nationale.
Le Directeur national des affaires criminelles et des grâces, Amadou Oury Diallo, a indiqué que cette conférence permettra de « renforcer la coordination de l’action publique, d’uniformiser l’application de la loi pénale et de rendre la politique pénale plus cohérente sur toute l’étendue du territoire national ».
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a, pour sa part, rappelé que les nouvelles orientations visent à mieux faire face à des infractions telles que la cybercriminalité, la criminalité économique et financière, le blanchiment de capitaux, la corruption, la traite des personnes et les autres formes de criminalité organisée. Il a insisté sur « une application rigoureuse et harmonisée » de ces directives par les procureurs.
De son côté, le Premier ministre a réaffirmé la nécessité de garantir une justice impartiale sur l’ensemble du territoire. La justice, dit-il, doit être appliquée de manière équitable et uniforme sur toute l’étendue du territoire, afin que chaque Guinéen se sente égal en droits devant la loi. Poursuivant son intervention, il souligne que la poursuite des réformes passe par la modernisation de l’appareil judiciaire, notamment à travers la numérisation des procédures, le renforcement des infrastructures et le développement des compétences des acteurs du secteur.
Gassime Fofana
