Avec certaines des plus grandes réserves de bauxite, la Guinée occupe une place stratégique dans l’industrie minière mondiale. Une grande partie de ces ressources continue d’être exportée sous forme brute. Aujourd’hui, le débat se concentre donc sur la transformation locale des matières premières, un enjeu majeur pour la diversification économique.
Transformer la bauxite en alumine ou en aluminium sur le territoire national pourrait générer davantage de valeur ajoutée, faire émerger l’industrialisation et créer des milliers d’emplois. Mais ce modèle exige des investissements massifs dans les infrastructures énergétiques, les transports et la formation industrielle. Selon l’économiste Ibrahima Kalil Sacko, cette transition est incontournable pour l’économie guinéenne. « Exporter uniquement des matières premières limite les retombées économiques. La transformation locale permet de multiplier les revenus, de développer les compétences industrielles et de renforcer l’économie nationale », explique-t-il.
Des opportunités qui expliquent aujourd’hui les réformes entreprises dans le secteur minier guinéen. En effet, les autorités exigent désormais des sociétés la construction de raffineries, d’usines d’alumine ou de traitement d’or au niveau local. Toute chose qui devra contribuer à booster l’économie nationale et à lutter contre le chômage des jeunes.
Gassime Fofana
