Ce 1er décembre marque la journée internationale de lutte contre le VIH/ Sida. Une manière pour les Nations Unies d’inviter les gens du monde entier à se mobiliser et à unir les efforts pour mieux faire face à la maladie, mais aussi apporter leur soutien aux personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus, et plus loin se souvenir de ceux qui ont perdu la vie à cause du sida.
Cas de la Guinée !
Estimé à 128. 259 personnes vivant avec le VIH/SIDA, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral est passé de 51 406 en 2021 à 88 132 en 2024. Ce sont entre autres les dernières statistiques sanitaires que relève le comité national de Lutte Contre le Sida lors de sa 11e Assemblée générale.
La lutte contre le VIH/SIDA en Guinée est capitale pour la santé publique. Certes, des avancées et des efforts sanitaires sont réalisés par le Ministère de la Santé ainsi que ses partenaires sanitaires pour endiguer le VIH dans le pays, mais il y a encore des défis à relever et et des combats à mener pour répondre au rendez-vous mondial de lutte « définitive » contre le Sida d’ici à 2030. Dans son analyse sur la pandémie en Guinée, Kolié Emmanuel Denis, médecin, apprécie le mécanisme de gestion ainsi que des efforts par les autorités et leurs partenaires pour réduire ou lutter conséquemment contre le VIH/Sida
« Par rapport à l’évolution du VIH/SIDA en Guinée nous avons une régression, vu que la prévalence était autrefois 1.7%, et que aujourd’hui c’est 1.5%, donc déjà c’est une bonne chose. En ce moment nous assistons à une élimination, bon pas une élimination en tant que telle, mais une réduction de la maladie. Et aujourd’hui, dit-il, par rapport à la gestion de cette maladie, il faut reconnaître que les coordinations se battent corps et âme pour donner de leur mieux afin de lutter contre cette maladie, à travers la mobilisation des moyens nécessaires à la lutte contre ce problème sanitaire public, comme le dépistage, la disponibilité des médicaments, la multiplication des conseils à travers les mass médias. Et ajoute l’acteur sanitaire, Dr Emmanuel Denis Kolié, cela nous permet de gérer cette maladie. Donc nous pensons que la gestion elle est bonne pour le moment. »
Les recommandations
« Le conseil que je peux donner est de dire aux populations d’éviter les objets souillés, se protéger pendant les rapports sexuels, d’éviter tout instrument avec lequel on peut se blesser et qu’une autre personne peut se blesser. Et surtout, il faut que la population aille se faire dépister parce que sans le dépistage, il serait difficile d’éradiquer le VIH/Sida en Guinée. Je profite pour rappeler que ce ne sont pas les signes seulement qui peuvent nous dire que la personne là a VIH, non. On peut bien avoir la maladie sans que les signes ne se présentent. Cependant, les femmes enceintes également doivent faire des dépistages, notamment le dépistage volontaire », propose Dr Emmanuel Denis Kolié, avant d’ajouter : « il ne faudrait pas que les gens aient peur de se faire dépister car, avoir le courage d’aller se dépister c’est déjà sauver sa vie et celle de l’entourage. Et c’est avec ça, que nous pouvons considérablement contrôler la transmission de la maladie. »
Gassime Fofana