Routes, caniveaux ou autres espace publics. L’essentiel des endroits à Conakry sert de dépotoir d’ordures avec des odeurs pestilentielles et les risques de maladies. Une coalition de volontaires vient de se saisir de la réalité et tentent d’y mettre un terme.
Des montagnes d’ordures qui jonchent les rues et envahissent les espaces publics. Conakry, la capitale guinéenne, présente une image de saleté poussée surtout pendant la saisons pluvieuse. Dépassés par la quantité des déchets dans leurs foyers ou dans leurs quartiers, les citoyens n’hésitent plus désormais à s’en débarrasser dans les caniveaux censés évacuer les eaux usées et de ruissellement. De jour comme de nuit.
C’est pour mettre fin à ces pratiques et redonner à Conakry l’image d’une capitale propre que certaines personnes issues d’entreprises ou de simples volontaires se sont engagés à travers une campagne de curage pour assainir.
Repartis dans les différents quartiers, notamment le long des routes, les équipes débarrassent toute la journée les caniveaux des tas d’ordures et d’eaux salées qui s’y amoncellent. Un acte diversement apprécié par les citoyens de la ville. Pour Fodé Bamba, cette campagne de curage est une bonne chose « mais, déplore-t-il, après le curage, généralement les ordures restent posées sur les trottoirs et personne ne vient les ramasser pour les jeter ensuite». Pour Fatoumata Camara, fonctionnaire d’Etat, les autorités devraient lancer cette campagne avant la saison, mais pas pendant. Histoire d’éviter que les ordures continuent d’envahir les rues mais surtout les caniveaux sous l’effet d’eau de ruissellement. En attendant, les opérations se poursuivent et les volontaires veulent en faire une réussite.
Aliou Sanaya Diallo