Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, est revenu sur les opérations de libération des emprises publiques, notamment des routes et des abords des marchés, actuellement menées à travers le pays. Face aux interrogations et aux inquiétudes suscitées par ces actions, le Chef de l’État a tenu à clarifier leur portée et leur finalité, insistant sur leur caractère sécuritaire, sanitaire et organisationnel, et non répressif.
Le président a d’emblée rejeté toute idée de sanction ou de mépris à l’égard des acteurs du secteur informel. S’adressant particulièrement aux femmes, piliers du commerce de proximité et de l’économie quotidienne, Mamadi Doumbouya a voulu lever toute ambiguïté :
« Les opérations de libération des routes et des abords des marchés ne sont ni une sanction, ni un manque de considération envers votre courage et votre travail quotidien. Elles répondent avant tout à une exigence de sécurité, de santé publique et de protection de nos populations. »
Dans son message, le Chef de l’État a longuement insisté sur les dangers réels et permanents auxquels sont exposées les personnes vivant ou exerçant leurs activités commerciales le long des axes routiers. Accidents de la circulation, pollution, maladies respiratoires, insalubrité alimentaire : autant de risques qui menacent quotidiennement les femmes et les enfants.
« Vendre ou vivre au bord des routes expose chaque jour nos mères et nos enfants à de graves dangers », a-t-il rappelé, soulignant qu’aucun pays ne peut prétendre à un développement durable dans de telles conditions.
Pour Mamadi Doumbouya, l’occupation anarchique des emprises publiques constitue un frein majeur à l’organisation urbaine et à la protection de la vie humaine. Il a ainsi averti :
« Aucune nation ne peut se développer durablement si ses routes deviennent des marchés improvisés et si la vie humaine y est constamment menacée. »
Une déclaration qui s’inscrit dans une vision plus large de transformation structurelle et durable de la Guinée.
Conscient de la portée sociale de ces décisions, le président n’a pas éludé leur caractère difficile. Il a toutefois assumé leur nécessité au nom de l’intérêt général, tout en rassurant sur la recherche de solutions alternatives. Des concertations sont en cours avec les collectivités locales afin de permettre la poursuite des activités économiques dans des espaces plus sûrs, mieux organisés et conformes à la loi.
« Ces décisions sont difficiles, je le sais. Mais elles sont nécessaires pour une Guinée plus sûre, plus propre et plus organisée, où nos enfants pourront grandir en bonne santé et où nos femmes pourront exercer dignement leurs activités, en toute sécurité », a-t-il affirmé.
En conclusion, Mamadi Doumbouya a lancé un appel à la patience, à la responsabilité collective et à la confiance envers l’action publique. Pour lui, les efforts demandés aujourd’hui constituent un véritable investissement pour l’avenir du pays.
« Je vous demande confiance, patience et sens du collectif. Le sacrifice et la discipline d’aujourd’hui sont la protection de demain. Pour nos enfants. Pour notre santé. Pour la Guinée. »
L. Camara
