Relier la Guinée à ses voisins et désengorger la capitale : voilà l’ambition affichée par les deux accords de financement ratifiés ce mercredi par le Conseil national de la transition (CNT). Portés par la Banque africaine de développement et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, ces investissements de plusieurs centaines de milliards de francs guinéens devraient donner un sérieux coup d’accélérateur à la modernisation du réseau routier national. Le premier projet, financé par la BAD à hauteur de 30 millions d’unités de compte (environ 336,58 milliards de GNF), porte sur la construction de la route inter-États Labé – Mali – Kédougou – Fongolembi. Une voie stratégique qui facilitera les échanges commerciaux, désenclavera les zones rurales et renforcera l’intégration économique avec le Mali et le Sénégal. Le second accord, d’un montant de 20,7 millions USD, dont 12,8 millions apportés par le Fonds koweïtien, permettra la construction de l’échangeur d’Enco 5 à Conakry. Objectif : réduire les embouteillages chroniques, fluidifier le trafic et améliorer la mobilité des habitants sur l’un des axes les plus fréquentés de la capitale.
Pour le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, ces chantiers traduisent une volonté claire : faire des routes un moteur de développement économique, de désenclavement et d’intégration régionale
