Inégalités socio-économiques : un obstacle à l’épanouissement collectif

Freins majeurs aux politiques de développement et affectant l’efficacité des programme et projets d’émergence, les inégalités sociales et économiques représentent, pour certains économistes, une entrave au développement d’un pays. « Les inégalités sociales et économiques sont présentes dans de nombreux pays notamment les pays en voie de développement comme la Guinée. Ces inégalités se manifestent par une répartition inégale des revenus, un accès différencié aux services de base (éducation, santé, logement), et une marginalisation de certaines couches sociales. Ce déséquilibre structurel visible dans notre pays,  affecte non seulement la cohésion sociale, mais compromet également les fondements même du développement durable », dit Ibrahima Kalil Sacko, économiste avant d’ajouter : «  et ces inégalités réduisent considérablement l’efficacité des politiques publiques. Car, lorsqu’une grande partie de la population vit dans la pauvreté extrême tandis qu’une minorité concentre les richesses, les programmes gouvernementaux peinent à atteindre leurs cibles. Les subventions ou aides économiques et sociales peuvent bénéficier davantage aux classes moyennes ou supérieures bien informées et mieux connectées, laissant les plus vulnérables en marge » Poursuivant, il indique : « Enfin,  l’exclusion sociale aussi engendrée par les inégalités compromet la participation citoyenne. Les populations défavorisées se sentent souvent ignorées par le système, ce qui entraîne un désengagement politique, une faible participation électorale et un manque de confiance envers les institutions nationales. »

Un développement inclusif nécessite la présence de tous

Pour ce professeur d’Economie, un développement harmonieux suppose la participation active de tous les citoyens à la prise de décisions, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques. Bref, sans cette inclusion sociale et économique, les stratégies nationales de développement perdent leur légitimité et leur efficacité, ralentissant ainsi la croissance économique à long terme. « Plusieurs études montrent qu’un pays dont la richesse est mieux répartie connaît une croissance plus stable et inclusive. À l’inverse, dans un contexte où l’élite économique capte l’essentiel des ressources, les investissements productifs se réduisent, l’innovation stagne, et le capital humain n’est pas valorisé », dit-il, tout en affirmant : «  pour réussir une politique de développement durable, il est impératif pour nos pouvoirs d’intégrer l’équité sociale et économique dans la conception, l’exécution et le suivi des programmes publics. Cela passe par une meilleure redistribution des ressources, un accès équitable aux services essentiels, et une gouvernance inclusive. Car un pays ne peut véritablement se développer que si tous ses citoyens, sans distinction, participent à l’édification de son avenir.»

 

Gassime Fofana

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *